Question philosophique : ___Qui suis-je ?

Question philosophique :  ___Qui suis-je ?
Morgane

18 ans

Paradoxale


O O O


Je pourrais écrire un roman sur moi mais cela ne servirait à rien, je suis tout simplement incompréhensible.



Cela dit, je peux toujours essayer de vous montrer une partie de moi ...


On me surnomme Gane. Je suis philosophique jusqu'au bout des neurones et littéraire de la plante des pieds à la pointe de mes cheveux châtains. Je veux faire de ma vie un roman. Je suis aussi fondamentalement gentille, je déteste que quelqu'un pleure et encore plus si c'est de ma faute. Mais je suis aussi incontestablement franche et honnête. Je ne mens pratiquement jamais ou alors à contre-coeur. J'ai des idées bien à moi sur le monde et les gens, que ces derniers trouvent acides et peu plaisantes. Je ne me soucie pas du regard des autres et ne fais rien pour arranger mon apparence. Je suis totalement naturelle, jamais de maquillage et aucun vêtement pour me mette en valeur. J'aime ce qui est ample et difforme. Je suis plutôt sportive, j'ai un cheval et je m'efforce de le dresser. Je suis fidèle et loyale mais je sais congeler ce doux plat qu'est la vengeance. Je ne m'énerve pas souvent et jamais pour rien, mais quand je le fais, c'est clairement dévastateur. Je manie l'ironie et le sarcasme de mieux en mieux au fils des coups durs que m'inflige la vie, mais ma meilleure arme reste l'indifférence. J'ai un père à Paris et je vis avec ma mère en Provence. Je ne pourrais pas vivre sans mon PC, mais encore moins sans cette douce sucrerie qu'est le chocolat. Je ne regarde pas souvent la TV, je préféré le net. M'attacher ne m'enchante pas et faire confiance m'est difficile. Je ne sais pas de quoi j'ai peur et je suis assez casse cou. L'inconnu me fascine, m'attire et si je n'y prends pas garde, je m'y laisserais tomber avec délice. Je n'ai plus de place pour ranger mes livres, ils envahissent désormais les moindres recoins de la maison. Mon disque dur est aussi remplit de mes écrits divers, poèmes, pensées et fictions. Je suis dépendante de mon MP3 je dois l'avouer. Si on devait tout me supprimer et ne me laisser qu'une chose, je choisirais ça. Je n'écris pas les SMS en T9, je ne sais pas faire. Je suis de mauvaise humeur si je n'ai pas mon verre de jus de fruit au petit déjeuner. Je suis fascinée par les bulles, tant et si bien que c'est devenu mon second surnom : Bulle. J'ai tendance à me torturer psychologiquement pour pas grand chose mais en réalité, je ne stresse pratiquement jamais. Je prend la vie comme elle vient, tout en la maudissant pour m'avoir fait naître.

Beaucoup de gens ont peur de la mort et moi je l'attends avec impatience.



O O O



Je suis unique, comme tout le monde.

# Posté le lundi 18 mai 2009 11:49

Modifié le mardi 13 octobre 2009 13:59

Il détient la clef de mon coeur

Il détient la clef de mon coeur
Il se prénomme Quest et ce prénom vient de mon imagination truffée de combats héroïques, de chevauchées nocturnes, de romantisme éhonté, d'aventures incroyables, de poésies mélancoliques, de sourires oubliés et d'un temps désormais révolu. Ces grandes quêtes pour la gloire et l'accomplissement personnel sont belles et bien mortes, oubliées dans de vieux livres d'histoire recouverts de poussière.

Mais lui, il est jeune, il est joueur, il est génial. Il est la preuve vivante que je suis capable d'aimer à la folie. Il est donc l'unique gardien de la clef de mon coeur. Ses yeux si humains me font oublier le monde cruel qui m'entoure. Il ne juge pas, il ne conteste pas, il ne se moque pas ... Il écoute. Toujours ou presque. Il est d'humeur vive et joyeuse, comme un enfant de 4 ans le serait, dansant comme le vent, beau comme le ciel, rapide comme l'éclair, tendre comme la lueur de la lune et câlin comme un bébé. C'est une tête de mule assez agaçante et parfaitement rebelle, mais adorable. Il a de ces mimiques parfois, elles vous arrache un sourire même lorsque vous pleurez. Il a cette manie de secouer la tête parfois qui fait qu'il semble désorienté. Il donne des coups de tête, gentils mais puissants, pour réclamer l'attention. Il ne mange pas : il dévore sans regarder ce qu'on lui donne. Il est tout doux et tout chaud.

Lorsqu'il galope, je m'évade. Avec lui, je pars dans ce monde oublié dans les livres d'aventures. Je deviens une héroïne de roman en route pour une grande épopée pleine de rebondissements, d'amour et de douleur. Le vent qui joue dans mes cheveux murmure doucement un mot fascinant : liberté.

Lorsqu'il me regarde, j'oublie tout ce qui me tracasse. Je suis seule avec lui et ses yeux débordants d'humanité pure, de curiosité mêlée de méfiance. Attentif et rebelle, il sait jauger mon humeur d'un simple coup de tête. Et il sait me rendre le sourire.

C'est l'amour de ma vie, ce qui fait très peur n'est-ce pas ? Il ne me survivra pas et je le sais. J'en ai déjà mal mais je tente de ne pas y penser. Je vis chaque instant avec lui sans penser au prochain. Et quand il partira avec lui, il emportera la clef de mon coeur avec lui. Je ne la donnerais pas à un autre, il en est l'unique détenteur.


Je l'aime.


Je travaille avec lui depuis bientôt deux ans mais déjà, nous avons ce lien particulier qui uni les cavaliers à leurs montures.


Il est unique, comme tous les autres.

# Posté le vendredi 22 mai 2009 12:48

Modifié le samedi 10 octobre 2009 07:47

Les origines ...

Les origines ...

Je ne suis pas née dans cette maison. Mais c'est tout comme. Mes premiers vrais souvenirs ont vu le jour ici, dans la pièce centrale de cette vieille ferme délabrée. A l'époque, tout était en travaux et les bâtiments n'avaient même pas de toit.

J'ai grandis dans cette vieille baraque perpétuellement en travaux. Il fallait toujours faire un truc, bricoler ou retaper, détruire ou reconstruire ou bien encore aménager. Cette maison, elle bougeait chaque jour. J'ai dormi seule sur un palier à peu près en bon état. Puis, j'ai dormi dans un lit superposé avec ma soeur cadette. Et un jour, j'ai eu ma chambre. Spacieuse et un peu vide, comme je l'ai toujours voulue. Je mettais tout et n'importe quoi dedans. On pouvait y rentrer six lits sans soucis. Mais il n'y en avait qu'un seul, le mien. Lit deux places assez ancien mais silencieux, qui voisinait avec ...

Mon bureau tout déglingué sur lequel je ne bossais jamais, j'étais toujours par terre ou sur mon lit, la chaîne hi-fi posée à même le sol qui sautait lorsque j'avais le malheur d'être trop brusque dans mes pas, l'armoire dont les portes ne tenaient plus et s'ouvraient en grinçant, terrible réveil matin ... Le chat, toujours fourré sur le lit ou sur mon bureau, majestueux félin aux poses royales ...

Et lorsqu'on descendait dans les pièces d'en bas, le carrelage était toujours tiède. Plancher chauffant oblige. La chaleur douce de ce foyer plein de vie et de dynamisme, envahi par deux puis trois filles et souvent, plusieurs chats à la fois ... La salle de bain, petite et étroite, qui aura vu toutes les conneries possibles et imaginables de deux jeunes filles absolument insouciantes ... L'espèce de dressing de fortune, dont la tringle se sera cassé la gueule un nombre incalculable de fois ... Puis l'escalier en bois ciré, situé dans un angle de la maison, si bien qu'on aura pu écouter de nombreuses conversations qui ne nous étaient pas destinées ... Et le home cinéma, stratégiquement placé sous ce même escalier ... Combien de fois ma mère nous lançait, excédée : " Allez vous coucher ! ". Et nous, riant, nous quittions les marches du haut pour retourner dans nos chambres ...

Le jardin. Non, pardon. Le parc. Immense terrain de 3 hectares ou presque, vallonné et presque sans arbre, que j'ai appris à tondre avec ma mère, le chat sur les genoux quand ce n'était pas ma soeur ... Le pommier centenaire qui a vu naître mes plus doux rêves et mes premiers écrits, les champs abandonnés derrière le domaine, plein de buissons et de fourrés dans lesquels la gamine innocente et naïve que j'étais se prenait pour un chevalier, un morceau de bois en guise d'épée et son inconscience pour tout courage ...

Cette maison, avec ses dépendances abandonnées qui tombaient plus ou moins en ruine, sa grange gigantesque qui aurait pu faire une grande maison à elle seule, son parc plein de charme et sa valeur sentimentale, aujourd'hui, n'est plus rien.

Un recueil de souvenir que j'ai jeté à la poubelle. Parce que de toute manière, les regrets ne servent à rien, les remords non plus. Les souvenirs font avancer, peut-être. Mais ceux là me font mal. Alors je les ai détruit. Ne subsistent que quelques photos usées de ce qu'était la maison quand nous y vivions. Aujourd'hui, ça ne ressemble plus à rien. Les nouveaux habitants en ont fait autre chose. Et moi, en passant devant, je me suis dis " Ils sont heureux. Et moi, je l'ai été. Nous sommes quittes ". Et je suis repartie, après une photo.



Je suis partie, pour ne plus jamais revenir.

# Posté le dimanche 31 mai 2009 17:11

Modifié le samedi 24 octobre 2009 11:13

Alive but Dead

Alive but Dead

People are alive ...



Il y a les gens que vous voyez tous les jours mais qui ne sont rien que des connaissances, des visages et des noms dans la foule des personnes que vous croisez régulièrement. Vous ne connaissez pas leurs vies, leurs manies, leurs envies, en fait, vous ne savez d'eux que ce que vous voulez bien voir, sans prêter attention au reste. Des gens de chair et d'os qui au fond, qu'ils soient là ou non, vous indifférent.

Il y a les gens que vous voyez chaque jour ou presque et dont vous avez du mal à vous passer. Ces gens qui ont ce statut bizarre et incompréhensible d'amis, de parents ou encore d'amants. Vous vous accrochez à eux comme des huîtres à leurs rochers, comme des naufragés à leurs bouées, comme des humains aux autres humains. La peur de les perdre vous étouffe, quand ce n'est pas la jalousie maladive qui vous bouffe.

Et il y a ces contacts que vous avez sur MSN, sur des forums, sur des blogs et plus généralement sur le net. Ces gens situés partout ailleurs dans le monde, loin ou à côté de chez vous, dans votre pays ou a l'étranger, ces contacts qui ne sont au départ que des pseudos colorés, funs, tristes ou simples. Puis, ces pseudos deviennent des gens à part entière, des personnes que vous appréciez plus que ceux que vous voyez tous les jours. Des gens ouverts d'esprit qui partagent vos points de vue, qui écoutent vos opinions sans les juger et qui savent discuter raisonnablement. Ces pseudos avec qui vous échangez des commentaires, des musiques, des textes, des vidéos ...

Ensemble, tous ces pseudos forment un monde virtuel dans lequel il est rassurant de se plonger. Les délits de sale gueule meurent étouffés par l'absence de visu. Les insultes racistes n'ont plus lieu d'être. Les jugements sociaux n'existent plus. Seuls restent deux pseudos ou plus qui parlent et apprennent à se connaître. Il faut savoir tomber sur les bonnes personnes, éviter les pièges et les mensonges dont vous n'êtes jamais à l'abri, mais une fois que vous avez ces personnes ...


C'est un plaisir de rentrer chez soi pour trouver son PC.


Le danger, c'est qu'a force de parler avec ces personnes, on s'y attache. Et s'attacher, c'est s'enchaîner à une souffrance certaine. Parce que la distance rend triste. Parce que ne pas savoir ce que pense l'autre de soi-même, c'est frustrant. Et le plus grave, c'est quand on se sent tomber amoureux. Amoureux d'une personne qui ne restera surement qu'un pseudo dans les contacts MSN. Ça nous tombe dessus à l'improviste. Et ça fait terriblement mal.

Mal au point que quand les personnes que vous attendez ne viennent pas vous parler, c'est la fin du monde. Plus rien n'a d'intérêt et vous restez désespérément là, devant votre écran, à attendre que le pseudo tant désiré vous parle. Et si ça ne vient pas, vous vous sentez si mal que les larmes menacent. C'est le chaos en vous. Vous souffrez. Vous avez envie de hurler mais ça ne sert à rien, le PC est sourd, aucun de vos pseudos ne vous entendra. Et vous avez mal ...

Si mal que pendant longtemps, vous aurez envie de fuir l'ordinateur. Mais le manque et la souffrance vous y ramèneront un jour où l'autre. Et le cercle vicieux reprendra.


Putain que c'est con l'amour virtuel.



People are dead.


I'm waiting home alone,
You never ever call me,
One day i will be gone,
You're not the one for me

I've lost my innocence,
It's never gonna be the same,
I don't need your common sense,
And now you've lost your only chance


Beggin' The To Stay : Superbus.

# Posté le lundi 15 juin 2009 15:58

Modifié le mardi 06 octobre 2009 08:46

Tableau d'un Monde

Tableau d'un Monde


Les gens vont et viennent, comme ces vents d'été qui se lèvent et s'apaisent soudainement, sans prévenir, sans avertir. Ils partent et reviennent, individus seuls ou accompagnés qui traversent nos vies, qui troublent l'onde du temps. Qui passent, comme ces saisons que rien ne peut arrêter. Qui sourient et puis disparaissent, comme ces flocons de neige d'une nuit d'hiver. Éphémères et légers.

Il y a ceux qui restent, mais que l'on finit par quitter. Il y a ceux qui viennent et qui ne restent pas. Ces inconnus que l'on croise dans la rue, qui ne sont rien ni personnes, des corps mouvants dans un monde étrange. Ces voisins que l'on ne connait que quand on veut. Ces amis que l'on aime mais qui ne partagent pourtant pas notre vie.

Et puis, il y a ceux là. Ces gens que l'on autorise à partager notre intimité, notre quotidien. L'espace d'un temps, un seul. Ces promesses d'éternité que personne ne tient, qui sont faites au début d'une histoire qui se terminera un jour. Ces blessures infligées par le temps et ces gens qui le traversent. Ces inconnus ou bien ces proches qui nous tuent à petit feu. Ces sourires qui nous marquent avant de s'en aller dans les méandres de notre mémoire. Ces larmes qui durent plus longtemps, ces armes qui font si mal et dont le souvenir ne part jamais totalement. Ces moments de détresse entrecoupés de rires, de joie, d'amour. Ces vérités qui achèvent, ces mots qui font tomber. Ces fragments de nous qui partent avec ceux qui nous laissent, ceux qui s'en vont sans se retourner. Ces gens forts qui ne regardent pas derrière eux lorsqu'ils brisent une vie, une histoire, un c½ur. Une promesse.

Ces meurtrissures qui s'accumulent sur les corps des gens qui ne bougent pas. Qui sont traversés par ceux qui entrent et qui ressortent, sans frapper et sans dire au revoir. Tant d'égratignures sur un c½ur mis à vif par trop d'allers-retours. Tant de douleur dans les yeux. Tant de tristesse dans les sourires. Tant de résignation sur les visages. Si peu d'espoirs en eux.

Il y a ces plaies qui ne cicatrisent jamais, qui restent si fragiles que le moindre coup les rouvre. Un départ stigmatise un être. Mais les retours font saigner la marque qui n'a pas eu le temps de se refermer, de guérir. Et un nouveau départ approfondit cette plaie béante, creusant le manque et l'absence par trop d'incompréhension.

Chacun de nous portent une blessure de ce genre en lui. Chacun d'entre nous inflige aux autres une douleur similaire. Et tout le monde avance. Nous traversons tous une ou plusieurs vies. Ce pouvoir de faire mal dont trop de gens ont conscience, nous en abusons. Nous ne savons pas le contrôler. Et la vanité des hommes les pousse à appliquer le dicton : ¼il pour ½il, dent pour dent. Alors on se détruit, mutuellement. On se blesse. On joue à faire le plus de plaies possibles. En essayant d'en sortir plus ou moins indemne. Et le cercle vicieux recommence.

Et ça, c'est l'Humanité.



Certains parlent du lendemain
Ils font mal ou font du bien

On les chante on les murmure
S'ils nous mentent ils nous rassurent



Il y a je t'aime et je t'aime : Quentin Mosimann

# Posté le lundi 27 juillet 2009 15:54

Modifié le mardi 06 octobre 2009 10:09